mardi 24 août 2010

Expendables


Oui, voilà, ça y est, c'est dingue, mais je suis allée au ciné voir ce film !
(A ma décharge, j'y suis allée en bonne compagnie - coucou Aube et Antoine - j'ai été invitée, et j'ai fait un tour de moto à l'aller et un tour de voiture au retour, THANKS !)

Un gros blockbuster comme ont dit.
(alors traduction de blockbuster sur reverso : gros succès ou médicament phare (???) Ben en fait, médicament, ça le fait  : c'est typiquement le film qui te vide la tête, qui fait monter ton taux d'adrénaline, qui te fait marrer, bref qui te détend, donc oui, je valide ce sens moins connu de blockbuster)

Le scénar, hyper léger, ne vaut pas le déplacement à lui tout seul :
Des espèces de mercenaires acceptent des missions à droite à gauche sur terre, afin de sauver des otages sans payer la rançon par exemple. Ils sont grassement payés pour ça, hyper équipés, ils savent tuer 40 gars en 2 secondes le tout en se lançant des vannes  -vachement crédible ! On leur propose une mission casse-gueule kekpart sur une ile sud américaine, ils sentent le coup foireux mais poussés par la testostérone l'appât du gain, 5 millions de dollars quand même, ils se retrouvent dans de beaux draps. Bien sûr, c'est américain, c'est un happy end ! 

Alors quoi ? Qu'est-ce qui vaut le déplacement ?
Les acteurs, ou plutôt l'incredibeule brochette d'acteurs, c'est ce qui m'a éclatée dans ce film. Mais pas tous, et pas tout le temps, car mes amis, EXPENDABLES, toujours suivant saint reverso, ça veut dire :
adj : [person] dont on peut se passer
They're expendable. On peut se passer d'eux.
A vous de voir :

Stallone :
Le Papy m'a épatée !
- Déjà, il a la ligne ! A son grand âge, ça mérite d'être souligné !
- Il court vite ! Bon, je sais pas combien de prises ont été nécessaires mais sa course sur ce quai à la poursuite de son avion, chapeau !
- Il se prend pas au sérieux, limite il se fout même de sa gueule, j'adore !

D'ailleurs LA scène où il donne la réplique à Schwarzy et Willis est tordante, chacun se foutant de l'autre, excellent ! (j'adore la phrase relative à l'ambition politique de Schwarzeneger...)

- Il a beau avoir tué des centaines de gens, il a encore un coeur ! Et ça c'est hyper beau ! C'est pour ça qu'il vole au secours de la nana, là-bas sur son île. Mais pas paskil veut se la faire, non, paske c'est une héroine de la Libertad, elle veut sauver son pays, et lui il cautionne grave ! Même qu'à la fin, pas de bisou-bisou, nan, il est pas comme ça Papy !

- Le hic : Je savais qu'il était refait de partout et surtout du visage, mais là ça donne pas envie du tout cette histoire de chirurgie, et il ressemble trop à sa mère du coup je trouve, look :

Giselle Itié :
C'est l'héroine de la Libertad, la clé de tout le film, puisque c'est pour la sauver que Stallone embarque tout son petit monde dans l'hydravion. (qu'est ce que c'est pratique pour se garer ce truc !) Elle est brune, elle est latine, elle a les narines qui vibrent de colère, et elle fait des dessins si beaux que je croyais que la scène finale du film serait Stallone en train de se faire tatouer un des motifs. (super idée je trouve, on aurait dû me consulter messieurs les producteurs) Mais bon, à part hurler sur son père, elle fait pas grand-chose, et on voit pas trop comment elle va sortir son pays du chaos.

Jason Statham :
Alors lui, je l'avais déjà repéré dans les films de Guy Ritchie, j'aime bien ce type, c'est comme ça, je le trouve hyper sexy, pourtant il est assez chauve (avec un grand front du coup), comme quoi...
Dans le film, c'est la bête de guerre, mais il a des ennuis sentimentaux, genre la nana de sa vie l'a pas attendu (un mois sans nouvelles, dur ! Et pi elle sait même pas ce qu'il fait comme boulot, ça craint !) et l'a remplacé par un pov'type (ça se voit tout de suite).

Elle a déconné la meuf car :
1 - Jason lui avait rapporté une bagouze de folaïe, avec un rubis conséquent, du coup il se la remet ds la poche (la bague ! suivez !) quand il s'aperçoit de la présence d'un rival,
2 - son nouveau mec lui éclate la tête fait comprendre que c'est fini entre eux avant d'aller jouer au basket avec ses abrutis de copains, ça craint !

Heureusement Jason l'avait pas rayé de sa carte du coeur et il vient la venger après sa mission sud-américaine, ce qui donne lieu à une bagarre retentissante sur terrain de basket, 5 morts ou presque et cette réplique géniale : "Now you know what I do for a living" C'est sûr, ça tue sa mère ce genre de phrase... Bref, Happy end pour les deux, c'est beau l'Amour...

Au fait dans la vie, l'actrice, elle s'appelle Charisma, je me demande si vraiment les prénoms influent sur le caractère des gens, je veux dire faut le porter ce prénom ! à suivre...






Jet Li :
Dédicace à ma soeurette ! J'aime sa manière de combattre bien sûr, coups de pied de folie, sauts périlleux en appesanteur (il fait une espèce de ciseaux autour du cou de Lundgren à un moment, excellent !) et humour à mon goût. I kiff you Jet ! Il passe son temps a réclamer plus de blé à Stallone, allant jusqu'à s'inventer une famille à élever alors que niet, il en a pas ! Bref, il chouine sans arrêt, et j'adore !




 Dolph Lundgren :
Encore un vieux de la vieille, ça me rappelle les soirées films musclés avec les potes, il y a 350 ans. Grand, blond, sale, effrayant, et un petit côté traître mesquin, genre on n'a pas voulu de moi sur une mission ? Je balance tout à l'ennemi ! Mais comme je suis quand même sympa, et que je fais partie de la bande, on me pardonne à la fin ! Cuicui les ptits oiseaux... Pas convaincue...



Eric Roberts
Le méchant, très méchant, que tu as envie de piétiner tellement il est pourri (nan, je n'ai pas la moindre violence en moi d'habitude !) du coup quand il meurt tu trépignes de joie sur ton siège ! Car évidemment, il meurt à la fin, non sans avoir tenté d'amadouer Stallone en lui proposant de devenir vice-Roi du Monde avec lui. Mais non... Stallone, il est pas comme ça j't'ai dit ! Bref parfait dans son rôle de tête à claque.
 Mickey Rourke :
Gros coup de coeur du film en ce qui me concerne, il déchire tout, il a un petit rôle de tatoueur, pote de Stallone. Déja il arrive sur une Harley, accompagné d'une bimbo pas possible, tu te dis que c'est pas du cinéma, tu le vois comme ça in real life quoi. Ensuite, à part la scène où il tatoue son pote, où je trouve qu'il tient bizarrement l'aiguille, il est crédible à fond. Il me touche ce mec. Respect old man !



David Zayas :
Les afficionados de DEXTER l'auront reconnu, c'est bien notre inspecteur Angel Batista que l'on retrouve ici sous les traits d'un affreux colonel sud-américain corrompu ! Il se repentira mais un peu tard. En fait il a l'air plus paumé que sanguinairement fou. Et surtout il se fait bien couilloner par les ripoux ricains. C'est le père de l'héroine de la Libertad, qu'il laisse torturer par ses hommes dans la cave du palais. Super comme modèle paternel !




Enfin, j'ai hyper honte de l'avouer, mais j'ai frémi quand le shotgun s'est mis en route. Alors un shotgun c'est une big big mitrailleuse qui si j'ai bien compris balance 250 balles à la minute (à la seconde ???) bref, le truc horrible dans la vraie vie. Et Dieu sait que je ne kiffe pas les armes, mais dans le film, quand truc se met en route, tu sens la puissance, et comme tu vois les méchants soldats du colonel qui tombent comme des mouches, ben tu ris de plaisir. Oui, la honte, j'ai ri !! (Je me demande combien de séances de psy seraient nécessaires pour m'enlever ce sentiment de culpabilité post-movie ?)

Alors bilan de la séance ? Moui, pas inoubliable, mais plaisant grâce à quelques acteurs, et puis surtout c'est vrai que les scènes, nombreuses, d'explosions, cascades, vagues de flammes etc... sont plus belles à l'écran que sur une tv, donc, je dirais oui, on peut aller le voir.


En fait j'avais envie de voir "L'arbre" avec Gainsbourg la fille. mais vu mon actualité de la semaine, un film sur la mort et le deuil ça le faisait pas, alors j'ai loué le film sur Gainsbourg le père, et à part La Casta, tout le monde m'a plu, je le conseille aussi.

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